Méthode

La thérapie ASSIP se déroule en trois à quatre séances espacées de quelques semaines. Elle est généralement proposée après une tentative de suicide, mais peut également être mise en place à la suite d’une crise suicidaire, sans tentative. Elle peut débuter dès les premiers jours suivant une tentative ou une crise, mais reste pertinente plusieurs mois ou années plus tard.

Un protocole structuré

3 semaines
Icône pour Séance 1 : le récit filmé

Séance 1 : le récit filmé

La personne raconte librement l’histoire de sa tentative de suicide. L’entretien est filmé afin de servir de support d’analyse. Un document explicatif est remis en fin de séance, à compléter chez soi.

Icône pour Séance 2 : la compréhension partagée

Séance 2 : la compréhension partagée

Le film de la première séance est visionné avec le ou la thérapeute. Cette auto-observation encadrée permet d’explorer les moments clés de la crise, d’identifier les déclencheurs, les vulnérabilités personnelles et les objectifs de vie menacés.

Icône pour Séance 3 : le plan personnalisé

Séance 3 : le plan personnalisé

Le ou la thérapeute propose une synthèse écrite du récit et des analyses issues des séances précédentes. Ensemble, patient·e et thérapeute valident un document finalisé sous forme de leporello. Ce support, au format carte de crédit, recense les signaux d’alerte personnels, les stratégies concrètes à mobiliser en cas de difficulté, ainsi que les contacts d’urgence. Il constitue une aide précieuse dans les moments critiques.

Icône pour Séance 4 (optionnelle)

Séance 4 (optionnelle)

Une quatrième séance peut être proposée si nécessaire pour approfondir certaines stratégies ou travailler des éléments spécifiques.

2 ans
Icône pour Le suivi à distance

Le suivi à distance

Au terme de la thérapie, un suivi par correspondance est mis en place pendant deux ans. À intervalles réguliers, le ou la thérapeute envoie des lettres personnalisées rappelant les outils travaillés et maintenant le lien thérapeutique dans la durée.

Icône pour Efficacité de la méthode

Efficacité de la méthode

L’efficacité de l’ASSIP repose sur plusieurs mécanismes complémentaires. La mise en récit filmée permet de transformer un souvenir douloureux en objet d’analyse et d’apprentissage.

En comprenant mieux le scénario qui a mené à la crise, la personne acquiert des ressources concrètes pour reconnaître les signaux avant-coureurs et interrompre la spirale avant qu’elle n’aboutisse à un nouveau passage à l’acte. Cette confrontation accompagnée, combinée à une alliance thérapeutique forte et bienveillante, constitue le cœur de la méthode., identifient les impasses, et construisent de nouvelles perspectives.

Pour qui?

L’ASSIP s’adresse à toute personne ayant traversé une tentative de suicide, qu’elle soit récente ou ancienne. Elle peut aussi convenir à celles et ceux qui se sont sentis en difficulté ou en décalage face aux approches thérapeutiques classiques.

En revanche, certaines situations cliniques nécessitent des approches spécifiques. Ainsi, l’ASSIP n’est pas recommandée en cas de trouble psychotique décompensé, ou de trouble de la personnalité borderline sévère.

AdoASSIP

L’ASSIP existe également dans une version adaptée pour les adolescent·es : AdoASSIP.
Ce protocole tient compte des spécificités du développement psychique à cet âge, ainsi que de l’importance du contexte familial et du cadre thérapeutique existant.

Deux séances supplémentaires complètent le dispositif de base : un entretien préliminaire avec le ou la jeune et ses parents ou responsables légaux, et une séance de clôture familiale, idéalement en présence du ou de la psychothérapeute habituel·le. Les supports utilisés dans le programme ont été reformulés pour mieux correspondre au langage, aux repères et aux besoins des jeunes.

Un suivi psychothérapeutique déjà en place est indispensable avant d’envisager une thérapie AdoASSIP.

ASSIP flex

Le programme ASSIP flex permet une grande souplesse d’organisation, avec des séances pouvant se tenir à l’hôpital, à domicile ou dans l’environnement des patient·es, en fonction de leurs besoins. Pour des raisons telles que la honte, la peur de la stigmatisation ou l’immobilité, certain·es patient·es préfèrent être traité·es dans leur cadre de vie habituel.
L’ASSIP flex répond précisément à ce besoin. Cette approche facilite également l’accès aux soins pour les personnes qui, jusqu’à présent, n’ont pas bénéficié d’un traitement.